Les Chemises de Forets m'ont ouvert un espace temps appartenant d’avantage à l’immobilité, le silence et l’éternité.
Vivant à la campagne, j’allais beaucoup en forêt, j’étais pris par ce milieu naturel de feuilles d’arbres, de terre, de bruits inconnus. J’ai cherché alors dans le microcosme de la forêt, ce qui révèle l’étendue cosmique d’une petite branche, d’un bout de lichen…
Les branches, qui jusqu’alors supportaient les toiles, sont peu a peu entrées en elles, ont remplacé les traits, le carré de tissu transparent est devenu un espace de lumière construit, réglé par les points de couture, son équilibre est en permanence fragilisé par les branches qui partent dans des directions aléatoires.
Ces œuvres ressemblent aux Ikebana japonais, où les branches prennent des directions asymétriques par rapport à l’axe central, jouant avec le yin et le yang, avec le temps et l’éternité.
Sortes d’icônes de la nature, de temples intérieurs du cosmos.


 

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